Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfantsVincent et son ami Georges ont du mal à assumer leur vie de famille et envient Fred, célibataire qui change régulièrement de femme. Vincent débute alors une histoire avec une autre femme.

Deuxième film du réalisateur-acteur Yvan Attal, après ‘Ma femme est une actrice’, ‘Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants’ est avant tout un constat et une réflexion sur le tabou de la fidélité dans le couple. Un thème qui semble interpeler le réalisateur puisque c’était déjà l’un des thèmes majeurs de son premier film.

Autour de Vincent et de ses deux amis, on retrouve finalement les principales situations depuis le célibataire endurci jusqu’au couple qui se dispute continuellement. Attal interprête, lui, plutôt un hésitant. Il aime sa femme, mais semble aimer sa maîtresse également. Et c’est tout ce cheminement de pensée, depuis l’intention jusqu’au passage à l’acte et à ses conséquences qui intéresse ici le réalisateur qui bénéficie, forcément, d’une intimité évidente avec sa compagne à la ville, Charlotte Gainsbourg.

En évitant soigneusement d’opposer les hommes et les femmes, Attal analyse intelligemment une situation souvent latente dans un couple. Finement réalisé, notamment sur l’enchaînement des scènes, il use de tout son talent pour tirer le meilleur de ses acteurs et pour les rendre les plus sincères possible. La bande son, elle aussi quasi sans faute, accompagne ainsi cet épisode de la vie du couple, tirraillé entre ses désirs primaires et ses devoirs, entre ses rêves et ses envies. Car à travers leur comportement enfantin, ce couple semble clairement hésiter et parfois vouloir encore croire à ‘leur’ conte de fée, ‘ils se marièrent…’.

Dans la justesse assez proche du ‘Coeur des hommes’, ce second film reste néanmoins plus ambigu et trouble. Si bien que les effets de style finissent parfois par embrouiller (volontairement) la donne. Mais on ne peut qu’apprécier cette exécution bien écrite qui doit beaucoup pour son charme, à ses interprêtes.

Attal confirme donc tout le bien qu’on pensait de lui et propose avec ‘Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants’ une comédie dramatique pleine de sens et d’à propos à une période où le couple est en pleine mutation et en recherche d’identité. Le ton est juste et même si le film souffre de menus défauts, il reste une très bonne surprise de cette année 2004.

I am Josh Polinski’s brother

I am Josh Polinski's brotherLes trois frères Polonski, Ben, Abe et Josh, travaillent ensemble dans leur magasin de tissus du Lower East Side a New York. Un jour Josh est assassiné sous les yeux de Abe. Celui-ci décide de comprendre pourquoi.

Film New Yorkais d’un réalisateur français (Raphaël Nadjari) : le produit est original. D’autant plus original qu’il a été tourné au Super 8. Manque d’argent ou bien volonté de démarquage « indépendante » un peu snob ?? On ne sait pas trop, mais ce qui est sûr est que l’on est loin, très loin même de l’image ultra léchée des Amélie Poulain et autres… Ici le grain est épais, l’image est floue et parfois difficilement déchiffrable. Ce qui aurait pu être un handicap se révèle finalement être l’un des meilleurs atouts de ce film. Le caractère presque cryptique des images illustre et donne un corps à l’histoire de ce frère parti à la recherche de l’autre vie de son frère mort, histoire de plus en plus floue à mesure que cette quête s’enfonce dans la nuit New Yorkaise.

Car NYC, plus qu’un simple décor, est l’un principaux acteurs. Une dialectique s’installe entre le quartier juif des origines (la famille Polonski semble avoir toujours vécu là) et la face sombre de la ville, celle où navigue à vue une population nocturne assez floue composée d’escrocs de basse envergure, de putes merveilleuses et de maquereaux grisonnants. C’est cette face que Abe va peu à peu découvrir en fouillant dans la vie de son frère. Fasciné, puis aspiré par ce NY interlope, Abe retrouve le chemin qu’a emprunté avant lui son frère cadet. Il en profite pour s’offrir un dépucelage social : lui qui toute sa vie a évolué dans le monde parfaitement structuré et protégé de la communauté juive, décide alors de passer outre les règles et de franchir les barrières. Hanté par le souvenir du frère, il finit par se confondre avec lui et reproduire les mêmes erreurs. Sa fragilité psychologique (il est au départ totalement sous la coupe de Ben, son frère ainé) tourne à la schizophrénie. Aux scènes de jour dans le quartier juif et en famille, répondent de plus en plus violemment les scènes de nuit dans lesquelles Abe est comme un fantôme au regard hagard, errant à la recherche d’une réponse qui n’existe pas (pourquoi son frère a été tué ? pourquoi il ne peut pas être accepté par cette « autre ville » ?).

Sa quête perd son sens premier, et Abe finit par perdre lui même son identité, il n’est plus Abe mais juste « le frère de Josh Polonski ». Le film peut alors se terminer dans une impasse.

I, Robot

I, RobotEn 2035, le robot est l’assistant idéal pour faire toutes les tâches laborieuses. A la veille du lancement du nouveau modèle de robot intelligent, le chercheur à l’origine du projet est retrouvé mort après une chute de plusieurs dixaines d’étages. Le principal suspect pour le détective Spooner : Sonny, un prototype robot.

Adapté d’un livre d’Isaac Asimov, c’est Alex Proyas qui dirige ce blockbuster SF. Les passionnés du genre n’ont pas du oublier ‘Dark City’ (1998) qui avait reçu un très bon accueil. Matrix s’en était d’ailleurs bien inspiré pour créer son univers.

Le cas d’I, Robot est sensiblement différent puisque l’objectif de divertissement est tout autre. C’est la star Will Smith qui va incarner le policier Spooner, adepte des produits de marques (sic) et des catch-lines un peu faciles.

Par contre, l’univers est plutôt réussi. Voitures stylisées et robots omniprésents, ce futur proche (c’est peut-être ça le moins crédible d’ailleurs) a l’air de bien exister devant nos yeux. Les robots (surtout les nouveaux) ne sont pas toujours très agréables à l’oeil, mais on finit par s’y faire, d’autant que l’intégration avec les acteurs a bien été travaillée.

Si les thèmes abordés n’étonneront pas les amateurs de SF (intelligence artificielle, rôle des robots dans la société, réaction des hommes etc.), c’est le mélange de cet environnement et des scènes d’action qui rendent l’ensemble plutôt prenant. Ciblage oblige, on ne peut malheureusement aller très profondément dans les réflexions philosophiques. L’histoire doit en effet avancer, entre deux poursuites (vives et energiques), et les longs discours sont du coup proscrits.

Dans son genre, ‘I, Robot’ propose donc une approche très grand public du genre pour un résultat globalement satisfaisant et aux scènes d’action réussies. Cependant, on en attendait plus d’Alex Proyas que ce long métrage propret et efficace, mais à aucun moment aussi révolutionnaire que ne l’était ‘Dark City’.

Hypnose

HypnoseOn ressort perplexe de la séance. Malgré une idée de départ relativement classique, on pouvait attendre une réalisation ou interprétation un peu particulière. Malheureusement, il y a peu de choses qui ressort nettement. Le scénario semble tout droit sorti du sixième sens, et reste d’un classicisme navrant.

Au niveau des personnages, c’est quasiment un  » one man show  » de Kevin Bacon. Un peu dommage, car plusieurs autres personnages auraient mérité d’être développés. Ainsi le personnage de l’hypnotiseuse est joué par une actrice exécrable. Pour le noir qui aurait pu les aider, on pense à une coupe en bonne et due forme, tant le rôle semble amené à être important… mais, non, rien, il disparaît comme il était venu…

On a tout de même droit à une réalisation pas trop bâclée (les scènes dans le cinoche sont assez sympas visuellement) avec parfois de bons effets mais ça reste quand même très classique dans la construction et l’analyse. C’est un peu dommage, car on aurait pu, avec plus d’efforts sur l’originalité, avoir un film se démarquant un petit peu du cinéma fantastique actuel.

Vous l’aurez compris, on est loin d’avoir adoré. C’est regardable, parfois sympa (rarement quand même), mais ça va vraiment pas plus loin… un film qui ne restera pas dans les anales du cinéma fantastique, tant il semble un ersatz plus qu’un melting pot. Bon, je deviens méchant… disons, qu’on passe pas un mauvais moment. C’est déjà ça de gagné.

« Hypnose » est une médiocre adaptation de roman. Malgré quelques bonnes idées, le thème de l’hypnose, pourtant assez alléchant, est très mal exploité (le film aurait tout aussi bien pu s’appeler « hallucination »). Cela donne lieu à un récit décousu et sans vie.
Il s’agit d’un petit film de frisson de plus ; son point fort réside dans sa réalisation assez ambitieuse et qui installe le doute dans l’esprit du spectateur. Elle confond habilement réalité et surnaturel (avec notamment certains effets sonores travaillés). On notera aussi quelques brillantes idées scénaristiques lorsque le spectateur est « hypnotisé » avec le héros où lorsque l’enfant de cinq ans semble s’adresser froidement à la caméra. Cela garantit un minimum de frisson mais n’est pas suffisant pour faire un film.

Du coup, le réalisateur fait du remplissage. Le scénario, au départ déjà classique, semble écrit à l’avance, certaines périodes du film semblent même bâclées. Les acteurs ne sont pas franchement à la hauteur. Kevin Bacon persiste dans le registre d’acteur moyen mais sympa. La bande-originale (classique-rock) est assez sympathique mais n’arrive pas à porter le film à elle-seule.

Il s’agit donc un film sans saveur qui ne mérite pas vraiment le détour mais qui est sauvé par quelques séquences astucieuses.

Hurricane Carter

Hurricane Carter Autant le dire tout de suite, « Hurricane » s’adresse autant aux amateurs d’histoires hollywoodiennes qu’aux fans de films de procès, car tout au long du film, on ne fait qu’osciller entre les deux.
Il est en effet clair que les points centraux du film sont le procès et la prison; toute la mise en scène et le montage mettent en valeur ces deux éléments. Un montage, d’ailleurs très ingénieux qui pose d’entrée les personnages et qui les approfondit au fur et à mesure.
A partir de cette histoire relativement simple et classique, vient se raccrocher une nouvelle branche, celle d’un enfant qui se prend d’émotion pour l’histoire de cet homme et qui va tout faire pour le faire sortir de prison.

Loin d’être révolutionnaire dans le fond comme dans la forme, « Hurricane » détient un élément de choix avec Denzel Washington que l’on avait pas vu aussi intéressant et touchant depuis Malcolm X (Spike Lee). Ours d’Or à Berlin, l’acteur effectue une véritable performance.

On regrettera évidemment le côté relativement manichéen des personnages, et le côté romancé de l’histoire des canadiens et du môme, mais on retiendra surtout un beau film bien réalisé et surtout très bien joué. Un film qui ne marquera sans doute pas les mémoires, mais qui a le mérite de toucher et de raconter une histoire intéressante et prenante.

Le racisme, l’enfer de la prison, le pouvoir de l’écriture, voici les thèmes abordés par « HURRICAN CARTER » qui se contente donc d’explorer des sentiers déjà bien battus. L’histoire de ce boxeur est, certes, assez intéressante mais le film a tendance à traîner en longueur malgré l’excellente interprétation de Denzel Washington.

Combien de fois le thème de l’innocent condamné a-t-il été traité au cinéma ? A force, le spectateur finit par être blasé et l’effet recherché est alors de plus en plus difficile à atteindre.
Sur fond de blues, le spectateur suit les périples d’un prisonnier qui utilise la haine intérieure pour se battre contre le monde extérieur. Denzel Washington s’investit à fond dans son rôle d’autant que la personnalité de son personnage évolue au cours des 25 ans passés en prison.
On reste intéressé par le récit du film mais certaines phases du scénario passent mal (bienvenue dans le monde du politiquement correct) ou sont maladroites. La réalisation reste cependant efficace bien que sans trop d’inventivité.

« HURRICAN CARTER » n’apporte donc pas vraiment sa pierre à l’édifice. On a, certes, une pensée émue quand on pense que ce film est tiré d’une histoire vraie mais il en endormira malgré tout certainement plus d’un. Et ce n’était sans doute pas l’effet recherché.

Comment transférer une cassette HI8 sur DVD ?

cassettes 8mmPour Keepmovie, transférer les contenus des cassettes sur disque dur ou sur une clé usb n’est pas nouveau. C’est facile pour cette société française basée dans le Nord de la France de réaliser un transfert hi8 de qualité. Ses appareils performants et adaptés à ces types de travaux, lui permettent de les assurer sans aucun incident. La plupart du temps, les utilisateurs font appel à la société pour le transfert des fichiers présentant des problèmes. Enregistrés dans une cassette, les problèmes sont surtout la détérioration des images ou des sons des fichiers audio ou vidéo. Les cassettes sont composées de molécules magnétiques qui ne résistent pas aux intempéries. Les attaques entraînent une déstructuration de molécules constituantes qui se présentent à l’écran par des déformations des images et par l’apparition des bruits étrangers attendus sur les haut-parleurs. Les travaux pour Keepmovie sont de faire des corrections pour tous ces inconvénients.

 

Se transfère permet aussi à l’utilisateur une liberté de retravailler lui-même ces souvenirs avec le montage vidéo. À l’arrivée, les formats de fichiers que la société traite dépend du système d’exploitation des utilisateurs. Si vous utilisez un PC, des fichiers AVI seront établis et si vous êtes sur Mac, ce seront des fichiers MOV.

Si le travail est très lourd l’utilisateur doit faire joindre un disque dur externe, présentant un espace disque disponible et suffisant avec ses câbles et les cassettes originales dans le colis ont été expédiées à Keepmovie. On doit savoir que chaque heure du film en résolution standard représente 13 Go et 25 Go en résolution HD. Les logiciels Windows movie maker ou virtualdub si vous êtes sur PC et Imovie si vous êtes sur MAC sont conseillés par Keepmovie pour faire les montages vidéo. Si le client souhaite un format de fichier spécifique, adapté à son environnement, par exemple une vidéo au format FLV optimisée pour le web, la société peut proposer un service d’encodage.

Human Traffic

Human TrafficA Cardiff, la distraction pour une bande de jeunes d’à peine plus de 20 ans, c’est le clubbing… Toute la semaine, on n’attend qu’une chose : le week-end pour se défoncer en boite ou en soirée.

S’inscrivant dans la mouvance actuelle de film-party (Go, Big Party…), c’est la fête l’élément central du débat, et ce sont les personnages, tous plus ou moins loufoques, qui viennent se coller à l’histoire et apporter un peu de personnalité et de sympathie à ce genre de film. « Human Traffic » est sans doute celui qui sied le mieux à cette définition tant le scénario est maigre : la fête et point barre.

Bizarrement, cette absence de scénar ne gène pas tant que ça… Les personnages sont vraiment sympas et permettent d’occuper l’écran sans que l’on se demande où on va aller. C’est, je crois, la principale réussite du film, et sans doute le point le plus important; avec des persos insupportables ou niais, le film aurait été un ratage complet.

La drogue et la musique sont les points culminants de leur vie, et les deux cumulés permettent au réalisateur de se lâcher… La scène de présentation de Koop lorsqu’il scratch est pas mal du tout.
La drogue justement, thème abordé de facon assez réaliste, présentant par divers procédés assez marrants les avantages et les inconvénients… Pas de « bien-pensage », donc, ni d’incitation.

Entre jubliation et descente d’enfer, « Human Trafic » se situe dans la mouvance actuelle et dans le panorama des films anglais et fiers de l’être, avec une bande son étonnante. Dans le genre, c’est une réussite… reste à aimer le genre.

Human Nature

Human NatureDestins croisés de trois individus hors-normes : une jeune femme naturaliste atteinte d’hirsutisme, un homme-singe qui ne connaît rien à la civilisation, et un savant obsédé par le respect des bonnes manières !

Seul le scénariste de « Dans la peau de John Malkovitch », Charlie Kaufman, pouvait être à l’origine d’un film aussi disjoncté !
La nature humaine y est décrite dans son plus simple appareil…Au point de nous offrir quelques séquences particulièrement croustillantes. Malheureusement, un tel thème demande une réflexion un peu plus aboutie et structurée que celle que nous propose le réalisateur Michel Gondry.

A l’origine de l’histoire, trois personnages : une femme poilue, un savant un peu fou et un sauvage. Les trois acteurs, dont Tim Robbins, ont bien compris qu’ils avaient signé pour être des pantins au centre d’un jeu plutôt dangereux. Un jeu consistant à évoluer dans un univers excessif où tout peut arriver, où les situations bizarres s’enchaînent et les réactions des personnages, impérativement névrosés, sont pour le moins inattendues. On pense aux personnages de Woody Allen mais ça ressemble aussi à une pièce de théâtre. L’objectif étant de faire en sorte que tout le monde s’amuse : acteurs et spectateurs.

Cependant, naviguer dans un tel environnement est un peu comme marcher sur des œufs. Un simple dérapage et tout peut basculer. Si le scénariste Charlie Kaufman avait réussi un coup de maître pour « Dans la peau de John Malkovich », il s’enlise un peu avec « Human Nature ». Les personnages et les situations sont toujours amusantes mais, cette fois, on a vraiment du mal à comprendre où le scénariste veut nous emmener. On pourrait penser que le film est un plaidoyer en faveur du naturalisme mais ce n’est pas si simple…Le réalisateur lui même hésite. L’homme ne serait-il pas simplement à la recherche de ce qu’il n’a pas ? On restera dans le flou… Alors on se contente de suivre les péripéties des personnages. Michel Gondry prend le relais de son scénariste et ne faiblit d’ailleurs pas avec sa mise en scène simple et pleine de charme. Une séquence musicale, volontairement très surfaite, vient même nous rassurer quant aux intentions du film: tout cela n’est finalement pas très sérieux…

Sans vouloir absolument faire de patriotisme, l’œuvre du réalisateur français Michel Gondry est plutôt intéressante. « Human Nature » est une comédie charmante et sans prétention, animée du même grain de folie que celui de « Dans la peau de John Malkovitch ». Un scénario plus ambitieux n’aurait cependant pas fait de mal.

Hulk

HulkBruce Banner, scientifique de son état subit une modification moleculaire suite à une experience ratée. Ainsi, lorsqu’il subit un trauma, il ne peut contenir sa rage et se transforme alors en l’incroyable Hulk !

Que ce soit dans des cases de comics Marvel ou dans la lucarne par l’intermédiaire de Lou Ferrigno et Bill Bixby, il est fort probable que le géant vert génétiquement modifié ait fait partie de votre imaginaire, tôt ou tard. Lors de la mise en marche du projet, les fans ont donc pu se demander à quoi s’attendre… de la transformation un peu kitsch à la musique de fin mélancolique au piano, ce Hulk existait déjà ; pour couper court à une quelconque comparaison et parce que 20 ans ont passé, Ang Lee et les producteurs hollywoodiens ont donc opté pour un mastodonte de synthèse.
En effet, Hulk est censé être gigantesque et développer une force titanesque qui ne pourrait plus être crédible si interprété par un ‘humain’.

Malheureusement, si son intégration dans le décor et ses interactions avec ses ennemis sont plutôt réussies, sa face à elle seule le décrédibilise totalement. Trop jouflue, trop candide, elle ne correspond pas à son état de colère. Et le problème, c’est que le monstre est à l’image du film… Un scenario lent et inintéressant mettant en place le fils face à son père, dans des dialogues sonnant creux et qui n’aident déjà pas à la base. Si en plus, Eric Bana, l’interprète du savant Bruce Banner, se révèle extrêmement décevant (par moment à la limite du ridicule), c’est vraiment tout le film qui s’écroule, malgré la beauté presque insolente de Jennifer Connelly.

Ang Lee passe donc complètement à côté de son sujet en voulant trop en faire… Chaque scène doit contenir obligatoirement un split-screen façon bd et un zoom dans les molecules de Banner, chaque intervention de ce dernier doit bien rappeler la couleur verte pour bien assimiler le processus, etc. Aucune mesure pour le réalisateur de ‘Tigre et Dragon’ qu’on connaissait plus fin.

Evidemment, quelques scènes d’actions pourront sauver le film d’un marrasme total. Quelques scènes où la furie est vraiment lâchée et où le sentiment de puissance transparaît… Mais quelle attente pour ces rares scènes. Il faudra en effet attendre près d’une heure avant d’apercevoir la première transformation.

‘Hulk’ ne fait donc pas illusion et décevra ceux qui s’imaginaient enfin découvrir leur ‘heros’ préféré sur grand écran. Ils y trouveront un film d’action ennuyeux et peu plausible dont les scènes d’action varient du réussi au très médiocre. Peut-être pas la plus mauvaise adaptation d’un comics en film ces dernieres années (Daredevil est passé par là), mais on en n’est pas loin.

HS Hors Service

HS Hors ServiceJean-Paul Lilienfeld n’est pas ce que l’on peut appeler un réalisateur reconnu par la profession. Disons même qu’il est considéré par un certain un nombre comme un réalisateur de navets. S’il est sans doute vrai que son style reste assez chaotique et surtout très commerciae, on peut quand même avouer qu’il sait oser au travers de son propos politiquement incorrect et ses dialogues incisifs. A l’heure où l’on voit poindre sur nos écrans, entre autres, les « Yamakasi » et autre « Taxi » de ce cher Luc Besson, c’est plutôt rassurant.

« H.S. » est une comédie un peu caricaturale mettant en scène des gangsters assez violents bien que très ringards. Les comédiens ont du talent, à commencer par Dieudonné. On peut même dire que ce sont eux qui portent le film, ou en tout cas le scénario. Ce dernier nous propose tantôt un dialogue croustillant et fin, tantôt sombre dans le stéréotype le plus indigeste. Cette irrégularité semble davantage relever de la naïveté et de l’inexpérience que de la volonté de faire du réchauffé. De la même façon, le scénario aurait gagné à être moins linéaire, les quelques morceaux techno sélectionnés donnent bien un peu de punch au film mais cela reste insuffisant.

En attendant, le film, qui a fait un bide en salle, se laisse regarder sans peine et non sans un certain plaisir. Il suffit de se convaincre que le travail a été fait avec une relative sincérité.

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